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Étude de marché

Sécurité sanitaire des aliments au Malawi : l’avis des consommateurs

La sécurité sanitaire des aliments n’est rentable pour un transformateur que si assez de gens la remarquent et sont prêts à la payer. Le Programme Irlande-Malawi pour les systèmes agroalimentaires (IMAGRI) nous a demandé comment les consommateurs, les magasins et les restaurants des trois plus grandes villes du Malawi perçoivent les aliments sûrs, et ce que cela implique pour les entreprises qui y investissent.

Une consultante de Sense et des commerçantes souriantes, avec tomates et légumes frais

Ce que nous avons fait

Nous avons travaillé avec une équipe de l’Université du Malawi à Blantyre, Lilongwe et Mzuzu. Nous avons parlé à des groupes d’hommes et de femmes d’âges et de revenus différents, ainsi qu’à des supermarchés, des hôtels et de petits vendeurs de produits alimentaires.

Nous avons aussi passé du temps dans des foyers. Un membre de l’équipe a passé une journée avec une famille, visité le domicile et l’a accompagnée faire les courses, pour observer les choix au moment où ils se faisaient.

Ce que nous avons constaté

Les acheteurs en savent plus qu’on ne le croit.

Ils jugent les aliments à leur odeur, leur couleur et leur aspect, et les lavent et les cuisent avec soin à la maison. Les risques invisibles sont moins bien compris : beaucoup pensaient que l’eau salée ou une longue ébullition élimine les produits chimiques, et qu’un œuf dur est toujours sans danger.

Le prix d’abord, et la confiance comble les manques.

Quand une option plus sûre coûte plus cher, les ménages achètent la moins chère et la nettoient davantage. Ils se fient à un vendeur qu’ils connaissent et à des signes visibles comme les gants, les certificats et un comptoir propre.

La sécurité sanitaire fonctionne à trois niveaux.

Les supermarchés et les hôtels appliquent des systèmes formels. Les petits magasins misent sur une hygiène visible. Les vendeurs de rue travaillent avec peu de moyens. Les ménages passent d’un niveau à l’autre selon ce qu’ils achètent et pour qui. La plupart des légumes sont vendus sur les marchés en plein air, et le maïs et l’huile de cuisson arrivent dans presque tous les foyers.

Ce qui en est ressorti

Nous avons publié les résultats dans le rapport Safe Enough to Eat. Il recommande d’aider chaque niveau à progresser selon ses moyens, de développer des marchés à forte valeur qui financent les investissements en sécurité sanitaire, et de rendre visibles les risques invisibles.

L’étude montre des tendances, pas des proportions. Nous menons donc aujourd’hui une recherche quantitative pour les mesurer, et nous prévoyons d’en publier les résultats au dernier trimestre 2026.

Ce que nous avons appris

  1. La sécurité doit se voir pour être valorisée. Beaucoup de risques sont invisibles, alors les gens se fient à ce qu’ils voient : les gants, les certificats, un comptoir propre. C’est en rendant la sécurité visible qu’une entreprise gagne la confiance.

  2. Le prix d’abord. Quand une option plus sûre coûte plus cher, les ménages achètent la moins chère et la nettoient davantage. C’est pourquoi les marchés à forte valeur comptent : ils peuvent financer l’investissement.

  3. Prendre chaque niveau là où il en est. Les systèmes formels conviennent aux supermarchés et aux hôtels. Les petits magasins et les vendeurs de rue ont besoin de mesures adaptées à leurs moyens.

  4. Écouter avant de compter. Passer du temps dans les foyers et pendant les courses nous a montré les choix des gens et leurs raisons. La recherche quantitative en cours nous dira à quel point chacun est répandu.

Vous préparez un produit ou un marché ?

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